Céline et Perrine, duo français prometteur


La France du golf n’en peux plus de cette pandémie qui décale sa relance programmée par la FFG nouvelle façon. Les pros prennent  heureusement les devants sur des résultats probants. Les dames s’y collent aussi dès jeudi sur le LPGA Tour.

Céline Herbin

  Sous l’impulsion annoncée d’un revigorant Pascal Grizot, nouveau patron de la FFG, le golf français devrait gagner de nouveaux galons, s’appuyant sur des chiffres en progression comme cette douzaine de joueurs régulièrement alignés sur les opens du European Tour, et souvent en bagarre pour leurs titres. En ajoutant les membres n’y disposant pas encore d’une bonne catégorie de jeu et les talents animant la 2e division du Challenge Tour, une quarantaine de noms donne une bonne allure à cette troupe d’un semaine à l’autre quand les tournois se déclinent.

  Côté féminin, ce n’est pas mal non plus sur le LPGA Tour, circuit de référence. Dans un passé récent, on avait suivi Patricia Meunier-Lebouc et sa victoire majeure au Kraft Nabisco 2003, puis Karin Icher, co-vainqueur de la Solheim Cup 2013. Aujourd’hui, y voir trois joueuses en même temps (sans Karin Icher en retrait), c’est une première avec Céline Boutier, Perrine Delacour (No 97) et Céline Herbin (No 174). Si cette saison-ci prend une allure plus ou moins normale, les 27 tournois (hors majeurs) du Ladies European Tour pourraient bien permettre aussi d’envoyer d’autres talents, comme Manon Gidali ou Camille Chevalier, rejoindre le trio déjà nommé en Amérique.

Céline Boutier

  28e de la LPGA « Priority list » avant Lake Nona, Céline Boutier est « The French Golfer » pour le quotidien Orlando Sentinel. Vainqueur du ISPS Handa, plus deux Top 10 et une Solheim Cup victorieuse en 2019, remportant ses quatre matches, l’ex-No 1 mondiale amateur est une pépite à laquelle on ne peut reprocher grand-chose, si ce n’est une longueur de drive un poil trop modeste sur le LPGA Tour, avec une moyenne de 225 mètres à trente mètres de la meilleure.

Pour cause de pandémie, la saison 2020 est à mettre au compte pertes et profits pour toutes les joueuses. Certaines ont travaillé leur golf, retouché un détail ici ou là, ne pouvant constater les effets que sous la pression de la compétition. Ainsi à la reprise début août, une Céline heureuse marquait une 2e place, avant qu’un bug ne s’invite entre ses deux oreilles. En cause, un putter peu aimable. Résultat: cinq cuts manqués en onze tournois et des scores en-deçà de ses qualités.  « A la réflexion, cette saison en dents de scie où nous avons juste vécu jour par jour, le lendemain restant illisible, m’a au moins permis de remettre physique et mental en place ». disait-elle à l’un nos confrères. Si c’est bien le cas, les Korda, Jin Young Ko, Kang, Thompson et consœurs devront garder un œil sur Céline Boutier dès le Gainbridge ce jeudi. De retour muni d’un swing boosté et un putting rectifié, Céline sera à nouveau dangereuse à chaque départ pour être rangée dans la case « Favorites » visant la médaille olympique à Tokyo et une nouvelle sélection en Solheim Cup, le fameux vaccin enfin largement distribué.

Perrine Delatour

  Perrine Delacour est passée sur le LPGA Tour en 2013 par la porte « Q-School ». Avant de se retrouver dans l’état désœuvré du golf professionnel en 2020, elle avait préparé cette saison annulée en jouant vingt tournois du Symetra Tour 2019, circuit du 2e niveau aux Etats-Unis, avec seize cuts passés, dix Top10 et deux victoires, terminant en tête de son ordre du mérite avec tous les honneurs dus.  Aujourd’hui No 97 dans la hiérarchie du LPGA Tour, lors de sa reprise prochaine, elle sait déjà que son classement la fera entrer dans la plupart des tournois du calendrier 2021, de quoi évacuer cette fameuse pression qui peut bouleverser une partie ou une saison même celle des grands. Perrine n’est pas des plus longues au drive (230 m.), mais elle touche trois fairways sur quatre et treize greens en régulation en moyenne. Ca s’appelle confiance et caractère.
  Il faudra aussi que les greens lui soient plus aimables (30,6 putts en moyenne et 105e au  classement). La joueuse n’est plus une « rookie ». A 26 ans, elle a assez la tête sur les épaules pour retrouver la clé du gain d’un demi-putt par tour. Ce faisant, elle serait passée à la 50e place du classement 2020 et, avec 29,6 putts, elle aurait bouclé sa saison dans le Top 15 final… PPH


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La France du Golf se bouge. Participez!

Avec Céline, Perrine, mais encore la bonne quarantaine de pros français, jeunes et déterminés  qui jouent sur les pricipaux ciruits , la France du golf vit un joli moment qui séduit les licenciés de la FFG au bénéfice de nouveaux avantages et d’attentions. Sous l’impulsion d’une direction qui ose bouger les lignes pour faire comprendre que le golf devient, de plus en plus, un sport, un jeu, un loisir qui séduisent les jeunes poussses comme les quadras, comme les seniors. A la tête de cette agitation, Pascal Grizot, un homme entreprenant, plein d’idées. Il est parti, succès en tête, pour ajouter une bonne dose d’excitants à la tradition conservatrice débitée au sujet du golf. Si cela a été vrai il y a déjà longtemp, ce n’est plus qu’un souvenir. Aujourd’hui, le golf est multicolore, souriant, athlétique. Les règles sont en cours de changement, les clubs ont de la place pour les nouveaux venus. Il suffit de demander. Le Team Grizot compte bien sur vous. 

Pour les internautes concernés:                            Lisez www.golfplanete.com pour être à jour
infos ou licences 2021 disponibles auprès
des 657 clubs de l’exagone ou par www.FFGolf.org