Les suisses se suivent, mais ne se ressemblent pas


Q-School, Mathias Eggenberger juste sorti en playoff

Rappelons la frilosité de la communication Swiss Golf en « live » quand 216 trous occupaient récemment Albane Valenzuela pour le gain de sa carte sur le LPGA Tour 2020. Heureusement, nous avions pris l’initiative de couvrir, jour après jour, ce réel événement à l’échelle de la Suisse ne faisant que quelques lignes convenues sur le site de l’association dans un français approximatif et une fois le résultat connu.
Et voilà que se présentait ces derniers jours le second volet de la Q-School du European Tour 2020 avec six suisses en lice (contre vingt pour la France) pour être de la phase finale le 15 novembre et trouver une carte European Tour 2020 ou au moins une catégorie de jeu agréable sur le  Challenge Tour. Cette fois-ci, quelqu’un ayant agité le grelot, le site Swiss Golf semblait être sur le coup. Mais vu de près, pas vraiment, l’info étant décalée, incomplète et seulement en langue allemande, comme ce dimanche 10 novembre en fin de journée. Pas un mot sur Iten et de Sousa (éliminés), Girrbach et Freiburghaus (abandon), ni sur Eggenberger (sorti en play-off) ou Rusch, 19e de sa série avant le dernier tour pour vingt places en finale.
Non, le golf suisse n’est pas au niveau souhaité à la façon des époques Rey, Quirici, Bossert qui secouaient (un peu) la léthargie helvétique. Après « la paix des braves » intervenue dans les relations entre l’ASG, l’ASGI et Migros, il est temps que ce ménage à trois à la tête du golf suisse entre vraiment en matière. Il publie ces jours-ci un communiqué où il est question, entre autres, de quelques orientations pour l’avenir. Mais, effet de traduction ou non, leur compréhension est difficile.
Ainsi, y lit-on: « L’organisation stratégique et opérationnelle de Swiss Golf est axée sur le sport, les golfeurs et les besoins de ses membres, ainsi que sur le renforcement des activités de service« . Ou encore: « A l’avenir, nous nous focaliserons davantage sur le recrutement de nouveaux golfeurs et sur la fidélisation et la promotion des membres des clubs« . Et aussi: « L’association faîtière crée ainsi les conditions optimales pour une gestion sportive performante et un service orienté client ».

Paolo Quirici sort de Swiss Golf

Vous suivez? Est-ce lié au développement de l’élite des joueurs suisses de haut niveau ou au relationnel entre les pôles du triumvirat et le quotidien des clubs? Par exemple, cette offre de l’ASGI. Détentrice de parts de clubs en Suisse, elle les affecte par tirage au sort (!) à des clients intéressés qui les louent pour jouer dans ceux de leur choix. Leurs membres sont-ils au fait de cet aménagement qui n’est pas nouveau et qui concerne une cinquantaine de clubs sans doute en souci budgétaire, un nombre étonnant!
Enfin, et cela nous ramène au sujet des élites, Swiss Golf nous apprend que Barbara Albisetti, Directrice, partagera désormais ses fonctions avec un responsable « Services », activité dont nous n’avons pas la moindre idée, et que Paolo Quirici est « libéré » de ses fonctions directoriales « Sport », maintenant supervisées jusqu’à plus ample informé par Marc Chatelain qui a du souci à se faire. Alors que le moteur Swiss Golf ne ronronne pas encore sur ses quatre cylindres, le premier amateur suisse au classement mondial n’est que 321e PPH