This is game 34. On tee, Albane Valenzuela from Switzerland. Please play away!


Le Gainbridge LPGA en Floride, 2e tournoi de la saison du LPGA Tour, est parti à 7h30 le 22 janvier au matin au Boca Rio Golf Club, réunissant 108 professionnelles parmi les meilleures. Pus important, cette date accolée à 12h47 est désormais une référence à part pour le golf suisse. C’est exactement à cette minute qu’Albane Valenzuela plante le premier tee, tape le premier drive, enquille le premier par, les starters d’une nouvelle tranche de sa vie.
Elle est enfin là où elle toujours rêvé d’être un jour. Être membre active du LPGA Tour, “le” circuit gyrophare du golf professionnel féminin. Ce long cheminement, nous l’avons suivi pour vous, en passant par les différentes étapes de sa longue jeune carrière, égrenées de superlatifs depuis ses leçons à Saint-Cloud ou à Genève, ses trophées, diplômes, citations en Suisse, en Europe, son plaisir olympique, ses quatre années de peaufinage technique à Stanford encore accompagnées d’éclats et de nominations dorées, pour enfin aboutir à l’admission chez les “grandes” de la Ladies Professional Golf Association qui, c’est décidé, va rebooster le tour féminin européen. Ouf! Le patron du LPGA, Mike Whan, s’en est bien occupé ces jours-ci avec Alexandra Armas qui connaît bien la maison pour l’avoir dirigée à la mauvaise époque.
A l’occasion de ce baptême golfique, il nous ait apparu qu’on ne pouvait pas faire mieux qu’être aux côtés d’Albane, en “live” sur place, plutôt que d’éructer sur les réseaux sociaux des “go Albane go” comme quelques uns loin de l’éclosion de la joueuse genevoise, mais rompts à faire comme si…
Premier contact au driving range. Son champion de père voit tout, corrige tout. Son caddie du jour, Alex Bettan – le mari de Sophie Gicquel – complète et Thomas Levet pétille. Quant à la “rookie”, un changement quelconque? Un pâleur du visage annonçant le trac du premier coup? Rien du tout. Sans aucune vraie trace de sponsor contractuel, c’est la même. Coiffure, polo blanc, pantalon noir, casquette, sourire. Pas la trace d’une quelconque émotion. L’émotion, elle est pour nous, d’autant que ses longs coups précis nous font penser à cette nouvelle génération – coréennes mises à part – qui devrait allumer les tournois à venir, autant d’embuches pour Albane. Elles s’appellent Fassi, Kupcho ou van Dam et annoncent de belles prises de tête.
A l’aller de ce premier tour, Albane était dans le par et le Top 30 . Et nous, dans l’avion du retour. A suivre…
PPH