101e PGA Championship, 3e tour, matin


En direct de Farmingdale

Le 101e PGA Championship, avant même le départ du 3e tour à 14h50, est joué, prêt à entrer dans l’histoire. Encore Woods? Non, encore que… Avant l’ouverture du second tournoi majeur de la saison à Farmingdale (près de New York), les media conjuguaient son nom à toutes les sauces, le voyant déjà se payer un 16e titre majeur et, dans la foulée, l’US Open et le British à venir. Le golf a répondu «+5», c’est-à-dire «la sortie est par là… A bientôt !». Parce que le dieu du golf contemporain a été archi-dominé, non seulement par le monstrueusement beau parcours Black de Bethpage, mais encore par Brooks Koepka, son compagnon de jeu sur 36 trous, lui infligeant une vraie fessée et une leçon de chose!

Brooks Koepka, grand joueur, sympathie en moins

Une fois cette histoire racontée ce matin par les media, la suite du tournoi verra les tirages, la couverture télé de Golf Channel, TNT et CBS souffrir d’un désintérêt général. Koepka, tout dévastateur qu’il soit, n’a rien d’un Woods pour séduire les foules en-dehors d’un golf étincelant, complet, parfait en majeurs.
Aujourd’hui, on pourrait même lui donner du «M’sieu No 1 mondial». Plus long, plus précis, excellent aux approches, bon putter… C’est le joueur le mieux imprégné du modèle Tiger Woods à son époque dominante. Son 63 record du premier tour et le 65 du second lui offrent une avance de sept coups sur les plus proches adversaires. C’est un autre record. Jamais un joueur n’avait signé 128 sur les premiers 36 trous d’un majeur. Il est parti pour gagner son 4e titre majeur en deux ans après deux US Opens consécutifs et, sans doute, un second PGA Ch’ip dimanche soir, du jamais vu non plus. Dommage que sa personnalité ne soit pas au diapason.
Bon, partons du principe que tout peut arrive en golf. Sur un parcours encore humecté par la pluie nocturne, avec de nombreux drapeaux placés dans les coins à cinq pas des bords et une brise changeant de direction, mais un joli ciel bleu, Koepka jouera-t-il sur la défensive? Des neuf autres membres du Top 10 se tenant en deux coups, dont Rose, Johnson, Scott, Spieth, que peut-on attendre? Koepka n’est quand même pas une machine. L’espoir fait vivre, dit-on. PPH