(Français) Nuria y Jorge, la grosse fiesta


Nuria y Jorge, une grosse fiesta.
Trop Forts!

Jorge Campillo décroche enfin sa première victoire sur le European Tour. Nuria Iturrios confirme son leadership sur le tour féminin et sans discussion.

Le Maroc offre tant d’aspects agréables qu’on passe sur des imperfections  récurrentes. Rien de bien ennuyeux, quoique… Quand le personnel hôtelier ignore que son établissement très étoilé propose plus d’un restaurant ou qu’il faille réclamer matin et soir pendant trois jours les dosettes pour la cafetière de la chambre et la garniture du mini-frigo, et hausser le ton pour que ce soit fait au quatrième jour, cette insouciance gêne aux entournures. Il leur manque sûrement une direction de qualité. Si cela obère l’activité d’une salle de presse, c’est plus embêtant. Au Trophée Hassan II, on a ainsi souffert de l’absence de l’actualisation continue des résultats, d’une documentation ad-hoc, du verbatim des points-presse avec les leaders de chaque tour (encore faudrait-il qu’ils soient organisé), d’écrans video à choix liés à la marche du tournoi avec toutes les variables qui l’accompagnent et, surtout, d’un chef de presse présent et un  secrétariat dédié, très au courant, plutôt que trois gentilles jeunes filles sachant à peine épeler “golf”… La dimension de ce rendez-vous, où la Maison Royale est loin d’être à un sou près, l’exige.
Heureusement, heureusement, ces faiblesses étaient en grande partie atténuées par l’extrême affabilité des marocains rencontrés, surtout dans le cadre du Golf de Dar Es Salam, Royal Club oblige, et des deux tournois qui ont occupé une semaine bienvenue au soleil de Rabat. Cette gentillesse naturelle devrait en inspirer quelques uns dans nos régions.
Beau dimanche entre les tees du “rouge” et du “bleu”. Sur l’un, 71 joueurs en lice au 4e tour du Trophée Hassan II visaient la planche de prix de 2,5 millions (euros).  Sur l’autre, 69 candidates tentaient le titre de la Coupe Lalla Meryem, une bonne cinquantaine d’entre elles ayant mieux fait de savourer une grasse matinée tant leurs chances étaient nulles pour la gagne comme d’ailleurs la plupart des messieurs. Mais un chèque, même léger, est bon à prendre, certes pour une question d’euros et de frais, mais encore de points influençant les ordres du mérite et les reconductions des droits de jeu 2020. Pour Victor Dubuisson, c’est important. “Je prends cette saison si c’était le début d’une nouvelle carrière”. Un nouveau Dubuisson? Avec plaisir.

Victor Dubuisson

A propos de la saison prochaine, on peut s’attendre à quelques remaniements des calendriers. Le rendez-vous marocain pourrait passer en juin, les messieurs ne partant plus en Chine à sa suite pour revenir en Europe la semaine suivante, une idiotie. Le rendez-vous de Rabat serait alors précédé par l’Open d’Espagne et l’Andalucia Masters pour les messieurs, ce qui ferait sens au plan économique et le champ de joueurs en serait amélioré. Même annotation espagnole pour les “proettes” qui en découdront à La Reserva (Sotogrande) avant de passer en Afrique.
Le temps de cet aparté, le 4e tour s’est largement imprégné du précédent, mais à l’inverse, Lipsky ayant entamé la moitié de l’aller du 3e tour sur cinq bogeys. Aujourd’hui, il embarquait quatre birdies au 5 au 9 pour revenir dans l’ombre d’un van Rooven bien plus timide. Le sud-africain n’y arrivait pas. Crocker défait, restait encore Suri bien accroché aux basques du seul joueur imperturbable cette fois-ci, l’espagnol Jorge Campillo, 33 ans, pro depuis 2009, toujours vierge de victoires après huit ans sur le European Tour à l’inverse de ses proches adversaires.  C’est ce qui le tiendra éveillé jusqu’au 17 où il enquillera le birdie de la délivrance. Deux coups d’avance. Un trou à jouer. Même la lanterne rouge Tanihara, si jaune et déjà poney, ne le manquerait pas.
A la défense de son titre en 2020, on retrouvera aussi Nuria Itturios quasiment intouchable ce 28 avril. Partie à -10, elle rentrait – 13, larguant Lina Boqvist à sept coups. Pour devancer leurs contestataires, les deux vainqueurs, sans doute pas ceux que les fans attendaient, ont mieux compris et câliné la succession des pièges sournois posés par le récent réaménagement des parcours de Dar Es Salam. Par leur nouvelle qualité, et un durcissement qui aurait pu être moins décapant, ces 36 trous contribuent à rehausser encore l’image de l’offre marocaine.
Avec des parcours comme Assoufid (Marrakech), Cabo Negro (Tétouan), Port Lixus (Tanger) ou Mogador (Essaouira) parmi la quarantaine d’aujourd’hui, les golfeurs (voyageant individuellement, en groupe, en stage, etc.) n’auront aucun vrai regret, hors l’insouciance rencontrée. Ce sera mieux encore en faisant appel à la connaissance, au sérieux et aux offres plus agréables de Golf autour du Monde, la division experte de Voyages Gallia qui s’implante maintenant en Suisse. PPH

Le Maroc, un très grand parcours de golf de Tanger à Essaouira