Carnoustie, caressant ou carnassier?


From one Digest to the other, Golfers&Co is particularly happy to share with you and the rest of our fine readership a set of new and original features. And yes, you’re right, Tiger Woods’ name appears pretty much in many of them. 

That’s your wish and we’re happy to provide, either in the French page or the English on this side. Through our e-mail or the social netwoks just don’t hesitate to react, express yourself and share your thoughts with us.
Jules, a young up-and-coming editor, has been carefully following the conclusive 3rd round of The Man, his 66 flirting again with the lead enroute for a possible 15th Major success,  winless since the 2008 U.S. Open. To test your knowledge, Jules reflects in his native language on your English page. A Brexit effect….
En 1999, le Carnoustie Golf Links avait brutalement renvoyé Jean van de Velde à son introspection, fâché de son impertinence au No 18, et offert l’Open Championship à Paul Lawrie, écossais inconnu venu en voisin d’Aberdeen pour y retourner à peine plus reconnaissable. Le titre lui était échu à +6, après le waterloo du champion français. Dur, dur, ce parcours, disait-on encore au retour du plus vieux majeur du Grand Chelem sur ses 6700 mètres (par 71).
Eh bien non, disait le meilleur score de chacun des trois premiers tours. 66 pour Kisner, 65 pour Fleetwood, 64 pour Rose qualifié à la limite du cut (+3), passant 13e au départ du 4e tour.
Puis, enfin, Woods est revenu rappeler l’ordre des choses. Étincelant, il empilait les moins à l’aller, mettant en émoi la salle de presse et 50’000 spectateurs au long des fairways. L’émotion atteignait un pic quand il passait en tête (à -6) devant tout le saint-frusquin du classement mondial. Mais, sur le terrain, la concurrence ne lui lâchait pas la bride, et Tiger manquait d’aggraver la note sur des birdies manqués au millimètre près, puis plus largement pour un 66 qui aurait facilement pu se lire 62.
On pensait que le vent se lèverait pour gêner les leaders Fleetwood, Perez, Johnson (l’autre, le No 1 mondial s’étant évacué au cut) et le sud-africain Lombard (“holein2” au No 18). Mais son absence notable les faisait plus souffrir que d’autres, tel Jordan Spieth très déterminé à conserver sa claret jug, cette aiguière qui n’a plus d’âge dédiée au vainqueur.
A la sortie du 3e tour, Spieth (mononucléose sous contrôle), Kisner (peu impressionable) et Xander Schauffele jouaient aux gardiens du temple pour que le plus vieux trophée du golf reste exposé dans une vitrine américaine comme le plus souvent. Sur les 6700 mètres du Carnoustie Golf Links, cela part d’un bon sentiment, mais il y a loin de la coupe-aiguière aux lèvres de l’un d’entre eux. Si le bar est ouvert, il y a d’autres morts de soif prêts à s’y servir une Guiness irlandaise, un Brunello italien ou une wodka Absolut comme McIlroy, Fleetwood, Molinari, Noren, tous étiquetés “Rydercupmen”.
Avec dix neuf prétendants en cinq coups parmi les 54 qui ont joué le par ou moins au 3e tour, tout peut arriver avec une météo aussi indulgente dans l’après-midi qu’au premier départ du 4e tour à 08:00 ouvert par Beau Hossler. Décidément, les américains ont le don des prénoms façon marques déposées: Beau, Bryson, Brooks, Zach, Webb, Xander… Originaux sans doute. Célèbres? Tiger reste, là au moins, bien en tête du classement. AR